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Se former pour enseigner aux DYS

"Se former pour enseigner aux DYS" : la formation en Pédagogie Informatique

en ligne ouverte à tous les professionnels qui encadrent la DYS !

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« Les troubles DYS » regroupent différentes difficultés de fonctionnement du système cognitif et ses répercussions sur le plan des apprentissages.

Comment reconnaître un dyslexique ? Suivez ce lien pour découvrir les 37 signes révélateurs !

L'enfant DYS

Sur le plan scolaire, au moins 5 à 6 % des élèves présentent une DYS. Ce trouble spécifique et durable tel un frein aux apprentissages se manifeste de manière différente d’un jeune à l’autre même si l’on peut observer des dénominateurs communs liés à ses spécificités et à des degrés divers, sachant que ces difficultés ne coexistent pas toujours :

  • Des difficultés dans l’acquisition de la lecture.
  • Dans la transcription du langage écrit et de l’orthographe.
  • Dans le domaine graphique.
  • Dans la coordination, l’organisation et l’automatisation des gestes.
  • Dans l’apprentissage des mathématiques.
  • Des difficultés de compréhension et/ou de mémorisation.
  • De repérage dans l’espace/temps.
  • Des troubles de l’attention et de la concentration.
  • Des problèmes de lenteur, une fatigabilité importante et un caractère hyper actif parfois.

schéma diff dys

Dyslexie

Ce terme englobe les troubles de l’acquisition de la lecture et de l’écriture qui se manifestent dès les premiers apprentissages chez l’enfant scolarisé, aux facultés intellectuelles évidentes et en l’absence d’un déficit visuel ou auditif.

Ces troubles sont d’une intensité variable d’un enfant à l’autre, il éprouve souvent des difficultés de concentration et de mémorisation.

Dysorthographie

Souvent associée à la dyslexie, la dysorthographie est une altération significative de l’orthographe qui survient aussi dès les premiers apprentissages (difficultés à maîtriser le stade alphabétique, à mémoriser la forme des mots et à les reconnaître globalement).

La lecture est généralement lente, hésitante, hachée avec des erreurs fréquentes (mots déformés/inventés/sautés) et l’enfant ne comprend pas toujours ce qu’il lit malgré l’énergie requise et les efforts fournis. L’orthographe s’en trouve fortement altérée avec des fautes omniprésentes.

Dysgraphie

La dysgraphie affecte directement l’écriture et son tracé. Les gestes ne s’automatisent pas. Ils sont exagérément lents, laborieux et difficiles, parfois trop rapides pour certains, notamment quand les exigences scolaires s’accélèrent (prises de note, par exemple). Cela se traduit le plus souvent par un graphisme déformé, des majuscules et des points quasi inexistants, des espaces entre les mots aléatoires/absents, des lignes d’écriture décalées. L’enfant peine à se relire, à déchiffrer et à comprendre ce qu’il a écrit.

Dyspraxie

La dyspraxie concerne les troubles de la coordination, de l’organisation et de la planification des gestes. L’enfant a des difficultés à les organiser et à les exécuter de façon spontanée et harmonieuse. Les repères spatio-temporels sont altérés (des exemples type comme : le rangement d’un classeur ou d’un cartable, la tenue d’un agenda sont très compliqués pour l’enfant souvent maladroit et désorganisé). Malgré les répétitions, certaines tâches ordinaires sont difficilement réalisables, réclamant une attention et une énergie colossales.

Dyscalculie

La dyscalculie concerne les troubles du calcul et se caractérise par de grandes difficultés dans le domaine des mathématiques. L’apprentissage est difficile et les freins rencontrés peuvent toucher plusieurs versants : la lecture et l’écriture des nombres, le dénombrement, la pose des opérations, l’utilisation correcte des signes opératoires, la mémorisation des tables, la compréhension des consignes, les tracés en géométrie.

Dysphasie

La dysphasie est trouble structurel, primaire et durable de l’apprentissage et du développement du langage oral. Ce trouble peut cibler plus particulièrement l’expression (« dysphasie expressive »), la compréhension (« dysphasie de réception ») ou les deux à la fois (« dysphasie mixte »).

L'enfant DYS démotivé

L’enfant DYS, vif d’esprit, curieux et créatif, pourvu généralement d’une bonne analyse verbale se démène très sérieusement par rapport à son dysfonctionnement ! Sur le plan scolaire, il doit fournir un travail beaucoup plus important que ses camarades et malgré le volume d’efforts qu’il déploie, son admirable volonté et sa puissante détermination, ses résultats sont fluctuants, pas/peu en adéquation avec le travail fourni. Il perd alors confiance en lui et en ses capacités. Conscient de ses difficultés -qu’il va devoir accepter-, il traverse des épisodes pénibles et douloureux, emprunts au doute et au découragement. Au quotidien, c’est bien souvent le parcours du combattant pour lui (et sa famille !) et la pression peut accroître encore avec le regard des autres, ce qui ne fait que renforcer son sentiment d’échec. Il se sent différent, incapable de comprendre, de « savoir-faire » comme les autres, quand il n’est pas sujet aux moqueries ou étiqueter « au rang de paresseux » ! Un manque d’attention, de reconnaissance de ses difficultés et d’une prise en charge précoce avec des aménagements spécifiques et concrets au sein de l’école peuvent aussi l’entrainer dans des situations d’évitement et de dévalorisation. Le découragement, le repli et parfois l’isolement peuvent en être les conséquences directes.

L'enfant DYS et sa scolarité

Aujourd’hui, dans les établissements scolaires, des adaptations personnalisées se concrétisent davantage au quotidien mais pas encore de façon très homogène, souvent par manque de formations, d’informations et/ou de moyens. En amont, un travail de communication reste encore indispensable pour avertir et parfois alerter en vue d’une véritable reconnaissance pour une prise en charge individualisée.

MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)

La notion de « handicap » a été reconnue depuis la loi du 11 février 2005. Elle prend en compte à la fois les troubles du DYS mais aussi les obstacles rencontrés dans son quotidien. Les besoins spécifiques de chacun sont donc évalués pour accéder à la mise en œuvre de mesures adaptées tout au long de sa scolarité avec un plan d’accompagnement et de compensation :

Différents plans d’accompagnement existent aujourd’hui avec leurs propres spécificités.

Quels sont-ils et comment s’y retrouver ?

Le PAP : le Plan d’Accompagnement Personnalisé concerne les élèves porteurs de troubles des apprentissages, constatés (par un médecin) même si un diagnostic n’est pas forcément posé. En l’absence de besoins de compensation (matériel financé, accompagnement humain, rééducations), le PAP permet la mise en place d’aménagements et d’adaptations pédagogiques. Cela concerne aussi bien la possibilité d’utiliser son ordinateur en classe que la présentation adaptée de documents.

Le PPRE : le Programme Personnalisé de Réussite Educative est un plan d’actions, conçu pour répondre aux besoins d’un élève lorsqu’il ne maîtrise pas les connaissances et les compétences du socle commun. Il est proposé à l’école et au collège, élaboré par l’équipe pédagogique, discuté avec les parents et présenté à l’élève.

Le PPRE est une réponse à des difficultés scolaires d’un élève. Il pourra être rapidement mis en place quand les difficultés apparaissent et qu’un diagnostic n’est pas encore posé.

Le PPS : le Projet Personnalisé de  Scolarisation est une véritable feuille de route de l’ensemble des professionnels qui entourent l’élève handicapé. Ce projet définit les modalités de déroulement de sa scolarité et les actions qui répondent à ses besoins particuliers. Il définit les modalités de scolarisation et les actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, médicales et paramédicales adéquates. Il précise si l’élève a besoin d’un AVS (auxiliaire de vie scolaire) et de matériel pédagogique adapté. Ce dossier est soumis à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Le PAI : le Projet d’Accueil Individualisé est souvent utilisé pour mettre des aménagements de scolarité en place. Il devrait reprendre prochainement sa vocation initiale : un protocole destiné à accueillir un élève présentant des besoins médicaux à l’école.

Plus concrètement, le schéma ci-dessous (issu du site de la Fédération Française des DYS) regroupe l’ensemble de ces plans et ses spécificités.

FFdys

Pour plus d’informations, visitez www.dysmoitout.org et www.dysmoi.fr

MDPH et Ordinateur

Les parents qui font une demande auprès de la M.D.P.H. peuvent recevoir un ordinateur destiné à aider l’enfant dans sa scolarité, parfois une allocation, l’A.E.E.H. (Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé) visant à compenser les frais d’éducation et de soins apportés à un enfant en situation de handicap. Chaque dossier est évalué au cas par cas en fonction de différents critères et notamment de la reconnaissance d’un taux d’incapacité. Ce dernier est déterminé par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH).

Ordinateur et scolarité

Comme une évidence, l’attitude engagée des jeunes face à leur outil n’est plus à prouver ! L’ordinateur est devenu un partenaire indissociable de leur génération comme de leur quotidien, toujours disponible et tout à fait personnalisable. Une réalité d’autant plus affirmée pour l’enfant DYS !

Dans un environnement multimédia bien adapté, synonyme de convivialité, mobilisateur et déclencheur de curiosité, le jeune DYS témoigne de son habileté par une approche spontanée et naturelle et par des qualités de concentration et de motivation très soutenues. Une fois débarrassé des contraintes liées aux manipulations et notamment à celles du clavier, il se mobilise davantage sur un contenu -il ne dépense plus toute son énergie sur un plan graphique-, dépasse les problèmes liés au papier et au crayon et donne ainsi un véritable sens à son travail.

Par ses qualités d’adaptabilité bien reconnues, l’ordinateur est devenu un des meilleurs moyens pour contourner les difficultés scolaires par une évidente facilitation motrice et une aide à l’intégration des données. Un effet bénéfique qui dynamise l’enfant DYS et le réconcilie bien souvent avec les apprentissages. Il le rend plus actif, plus coopératif et plus entreprenant : acteur d’une part de ses apprentissages, il construit une partie de ses connaissances par l’expérimentation. Il sait aussi qu’il peut se tromper et recommencer, que l’erreur ou l’omission n’est pas sanctionnée mais représentée comme une simple indication dans la résolution d’une tâche à accomplir. Ainsi, cette aide technologique qui constitue aussi une ouverture vers la communication lui permet d’exercer ses compétences sans ce trouble qui freine ou bloque l’accès à des aptitudes pourtant bien présentes !

L’usage maîtrisé de l’ordinateur facilite son travail à de nombreux égards et lui permet de poursuivre ses études dans de bien meilleures conditions ! Des progrès significatifs résident aussi dans la valorisation du potentiel du DYS, d’où un changement visible dans son regard comme dans celui des autres, fondamental pour une meilleure socialisation. En reprenant confiance en lui, il développe une image positive qui facilite son intégration.

 

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