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Témoignages de nos jeunes DYS

N’hésitez pas à adresser vos « témoignages » sur le thème « DYS et informatique… » sur le mail de contact du site : centreinformatiquelattes@gmail.com

Olivier a écrit : « Il y a 10 ans j’étais à leur place. Merci à Isabelle pour ses efforts et son travail. On ne compte plus les enfants qui ont pris les clés de leur propre futur en mains grâce à elle ! »

Olivier 

Sans toutefois la remercier, je dois concéder que ma dyslexie est un des éléments essentiels qui a permis de forger ma personnalité. Si cette déficience a, sur de nombreux plans, été un poids, et l’est toujours dans ma vie, elle m’a appris qu’un ensemble de difficulté ne doit jamais être abordé avec défaitisme. Quoique celles-ci peuvent sembler indépassable, il faut tenter l’aventure de les défier. La dyslexie et autres déficiences qui peuvent atteindre un jeune durant sa scolarité ne sont pas des difficultés indépassables. Elles ne sont toutefois pas des handicaps que l’on peut effacés et la personne qui en est atteinte devra toujours lutter contre. Cependant, elles peuvent amplement être surmontées et réduites au silence dans la mesure où l’on compense ses effets néfastes. Pour cela, il faut disposer d’une aide de la part des professionnels avec lesquels on établi un rapport serein pour s’y attaquer. De plus, il faut que le jeune soit conscient du travail qu’il doit fournir. Les heures qu’il aura à apporter seront nombreuses mais les résultats, d’abord lent à venir, seront généreusement à la hauteur du labeur effectué.

J’ai été diagnostiqué dyslexique, dysorthographique, dyscalculique et dysgraphique lors de mon année de Cours Élémentaire, à neuf ans. Avant cela, j’avais déjà doublé mon année de Cours Préparatoire  et je peinais dans la totalité des matières que l’on m’enseignait. La lecture était une épreuve, les séances de calcul mental une torture et mes tentatives d’écriture tenaient plus d’une œuvre de Picasso que de mots. Situation frustrante lorsque tous ces modes de communications et d’expressions sont fermés, frustration qui se transforme rapidement en colère et agressivité. À la suite de mon diagnostic, j’ai été déscolarisé. Deux ans durant, je fus inscrit en hospitalisation de jours à l’Institut Saint-Pierre à Palavas-les-Flots.

C’est un endroit qui garde pour moi une forte ambigüité comme étant le lieu qui, d’une part, m’a permis d’acquérir les outils nécessaires pour lutter contre ma dyslexie mais, d’autre part, le lieu où j’ai dû donner un travail abondamment, souvent synonyme de déception. Bien que les classes soient aménagées de la meilleure façon, il n’en demeure pas moins que cela reste un hôpital, donc, un lieu d’appréhension et de réserve pour les enfants. Ma première année de scolarité à l’Institut Saint-Pierre fut mitigée. Je faisais des progrès visibles grâce aux soutiens pédagogiques de l’équipe éducative. Un travail intense est demandé qui passe par des cours d’écriture, de lecture et de calcul adaptés mais aussi plusieurs heures d’orthophonie et de psychomotricité dans mon cas, parmi d’autres soutiens disponibles. Toutefois, mes progrès ne me satisfaisaient pas induisant une baisse de motivation. Confronté à cette situation mes parents et l’équipe éducative me mirent le dos au mur : j’avais des difficultés et bien que les personnes qui m’entouraient fassent ce qu’elles pouvaient, j’étais le seul à pouvoir me sortir d’affaires. Non sans pressentiment, je pris conscience que j’étais capable de m’en sortir par mes efforts. Ce fut le déclic qui me permit de remonter la pente. Ici, on touche au point essentiel qui permet au jeune souffrant de dyslexie de se tirer des ronces. Il faut réunir trois éléments dans ce combat : l’aide  de la sphère professionnelle, le soutien de la famille et enfin la prise de conscience par l’enfant qu’il est le seul à pouvoir fournir le travail indispensable. Le personnel professionnel est l’élément directeur dans la scolarité de l’enfant. La famille est l’élément rassurant, remotivant dans les moments de découragement, elle doit être très présente et gardée un certain esprit d’indépendance vis-à-vis de la sphère médicale. Je n’ai pas la clé miracle pour donner à son enfant l’envie de s’en sortir, je peux tout juste dire que, dans mon cas, l’envie d’être un élève ordinaire et de pouvoir être capable de lire, écrire et compter seul m’ont motivé. Pour moi, travailler maintenant signifiait être libre plus tard.

Ma seconde année à l’Institut Saint-Pierre, c’est passé plus sereinement à mesure que mes progrès prenaient de l’ampleur. Il s’est donc posait la question de ma réintégration dans un cursus scolaire ordinaire. Bien que mes déficiences en lecture et calcul aient été en partie compensé, je conservais toujours ma dysgraphie. Je devais donc être équipé du support informatique en cours. Toutefois, j’étais totalement inapte à l’utilisation d’un logiciel de traitement de texte, on était alors en 2002. Le dispositif permettant de posséder un ordinateur pour écrire est une idée adroite qui cependant ne sert à rien si l’enfant ne sait pas s’en servir suffisamment pour pouvoir suivre en cours. C’est ici que mes parents entèrent en contact avec le centre informatique d’Isabelle Charrière qui proposait des cours de formations au traitement de texte et à la dactylographie. Ce fut un autre dur chemin à faire du fait de la rigueur à fournir pour pouvoir apprendre rapidement et correctement la dactylographie. Des exercices quotidiens et répétitifs. J’ai commencé les cours avec Isabelle en mars 2002 et en septembre de la même année, j’étais prêt pour être replacé dans un cursus scolaire normal en première classe du Cours Moyen. J’ai eu la chance de trouver une école qui m’accueillit sans difficulté malgré mon parcours scolaire chaotique et mon ordinateur. L’ensemble de l’équipe pédagogique me permit de m’intégrer en cours, sans subir d’exclusion de la part des autres élèves.  Bien qu’étant redevenu un élève ordinaire, je bénéficiai toujours de séance d’orthophonie via une orthophoniste des Services d’Educations Spécialisés et de Soin à Domicile (SESSAD) qui se déplaçait à l’école. C’est durant cette année de réintégration que les deux années de travail fournit furent récompensées. Je menais un parcours scolaire très convenable et, de plus, je découvris enfin que la lecture pouvait être non pas une besogne mais un plaisir. Les premiers livres que j’ai dévorés, avec plaisir, furent les Harry Potter. Une lecture facile pour un enfant ordinaire de onze ans mais une victoire sans nom pour moi, qui quelque mois plutôt, luttait pour lire « locomotive ».

La suite de ma scolarité ne fit qu’entériner ses premiers résultats positifs. Je passai au collège avec des résultats corrects. Mon intégration avec le support informatique fut globalement réussie. Chaque année, il me fallait renouveler les autorisations médicales pour pouvoir bénéficier du support informatique. Il est parfois difficile d’obtenir des rendez-vous avec les médecins dans les délais imposés par les examens, il faut donc s’y prendre à l’avance pour éviter les mésaventures qui, d’expérience, sont angoissantes. J’ai continué à prendre des cours d’informatique chez Isabelle Charrière pendant plusieurs années tant dans le but de maintenir mon niveau au traitement de texte que par le plaisir que je prenais aux différents cours qu’elle dispensait.

J’ai depuis mon année de troisième arrêté tout soutien orthophonique et scolaire hormis le support informatique. Toutefois, mes déficiences n’ont pas disparues. Mon écriture reste toujours, pour une grande partie, illisible mais l’utilisation de l’ordinateur annihile ce problème, il m’arrive encore d’hésiter quelques secondes entre certaines orthographes de mots ou entre ma gauche et ma droite. La quantité de travail que je dois fournir pour atteindre un niveau de résultat similaire aux autres est plus importante. Il n’en demeure pas moins que je suis toujours aussi fier de moi lorsque mon travail paye. Pour ce qui est de l’intégration du support informatique en classe, il m’est arrivé de devoir subir la réprobation de certains professeurs restés à la « vieille école », pour qui la dyslexie n’existe pas hormis dans la fainéantise des élèves. Je dois concéder que ces remarques m’ont blessé alors que j’étais encore jeune. Être ainsi stigmatisé en classe et critiqué injustement par un professeur afflige une morsure assez désagréable. Face à de telles attitudes, j’ai abandonné toute colère ou rancune et je me suis décidé à leur faire mes preuves. Un professeur, aussi passéiste qu’il soit est obligé de reconnaitre la valeur d’un élève lorsque celui-ci lui rend une bonne copie.

J’ai aujourd’hui vingt ans (janvier 2012) et j’ai de quoi être satisfait de mon parcours scolaire. J’ai obtenu en juin 2011 le bac série Économique et Sociale avec la mention Très Bien, diplôme qui a été suivie par la réussite aux concours des Instituts de Sciences Politiques. Désormais, les gens n’importent plus d’importance au fait que je n’ai su lire qu’à dix ans au lieu de sept ou huit ans. Ces diplômes, pour moi, ne sont pas l’accréditation d’une normalité. Ils ne signifient pas « bravo, vous êtres devenus normal » accordé par l’Éducation Nationale. Ils sont les symboles du travail que j’ai été capable de fournir, qui m’a permis durant le lycée d’aimer mes études, me permet maintenant de « m’éclater » dans mes études supérieures et plus tard de choisir ce dont j’aurais envie de faire. Apprendre à lutter contre la dyslexie et ses autres handicaps, c’est se donner les moyens de faire ce que l’on veut de sa vie. C’est obtenir les clés pour comprendre ce que l’on lit, ce que l’on compte, ce que signifient les choses qui nous entourent. C’est acquérir les moyens de s’exprimer comme tout le monde.  Lutter contre la dyslexie, c’est apprendre plutôt que les autres certaines valeurs. Je remercierai toujours les personnes qui m’ont aidée, tant celles de ma famille que celles du monde médical, et je les remercie également de continuer à aider d’autres jeunes…. 

Damien

Depuis cet année après 2 an de cour informatique je peu fére mais devoir,  je fait mes coure ect.  en gros comme un callier. J’ai mon ordi en 6ème dans toute les matières. J’utilise ma clé USB pour les bilan on a confiance en moi est qu’en j’ai fini je mais tout dan la clé mais si les profs peuvent pas j’envoi par mail. Je ne peu pas me passé de l’ordi, car pour moi pour écrire il fau d’échifré se que j’écris. Avec les cour du centre info je tape très vîtes. Je con pren mieu se ke jécri il y a pas fauto. Je me serre de médialexie il est bien. Je fé moin d’erreur et je vai encor mieux fer. ———-

Oscar

j’ai 13 ans.

J’ai suivi un programme scolaire normal jusqu’au CE1 puis je suis parti 2 ans dans un centre spécialisé pour enfants « DYS » qui se nomme l’hôpital St Pierre.

A la fin de ma deuxième année, vers le mois de Mars j’ai eu la chance d’avoir un ordinateur et j’ai commencé à suivre les cours d’informatique au Centre d’Isabelle.

J’ai suivi ses cours car si je voulais réintégrer une classe de CM1 normal, je devais savoir me servir d’un ordinateur.

Donc depuis le mois de mars, j’ai commencé à étudier en m’exerçant sur un dactylogiciel et sur le traitement de texte.

J’ai eu 6 mois pour me préparer à l’ordinateur pour la rentrée des classes de septembre. C’est peu, en général il faut au moins un an pour se former…

J’étais vraiment peu sûr de mois, inquiet et dans… l’urgence !

Au début, j’allais au Centre informatique tous les mercredis. Chaque séance, je commençais par faire des leçons de dactylo. 2 ou 3 selon les séances. A chaque leçon, je tentais d’atteindre un petit objectif qu’Isabelle me fixais.

Je ne réussissais pas du premier coup, alors je persévérais jusqu’à parvenir au but fixé. Je devais aussi gardé les doigts bien à leur place sur le clavier, sinon je devais recommencer.

Isabelle me donnais aussi des exercices à faire pour le cours suivant pour consolider le placement des doigts et commencer à travaillé la vitesse de frappe. Cela m’a permis de prendre mon ordinateur en classe et d’avoir un suivi scolaire normal.

Si j’avais pris mon ordinateur en classe sans rien savoir, sans avoir reçu de formation je n’y serai jamais arrivé et mon avenir serait resté fermer.

Le jour de la rentrée de CM1 je n’ai pas pris mon ordinateur car je n’en avais pas besoin tout de suite, mais je l’ai emmené le deuxième jour.

Quand j’ai sorti mon ordinateur de mon sac et quand je l’ai ouvert, les têtes de mes camarades se sont tournées vers moi. Tout le monde m’a regardé.

L’institutrice n’est pas venue me voir pour me demander pourquoi j’avais un ordinateur car ma mère le lui avait expliqué.

J’ai donc écris les leçons normalement comme les autres, mais je ne les imprimais pas car au début je n’avais pas d’imprimante, je n’ai eu la possibilité de l’apporté que plus tard.

Quand la cloche de la récré a sonné, je suis sorti avec les autres élèves. J’ai été bombardé de questions sur les raisons pour lesquels j’avais un ordinateur.

Je leur ai répondu que j’étais dyslexique, cela voulais dire que j’avais du male à lire, à comprendre ma lecture, aussi que je faisais des confusions de lettres et beaucoup de fautes d’orthographe, que j’arrivais à écrire mais avec des difficultés. Je leur ai surtout dit que l’ordinateur allait me facilité l’écrit et diminuer beaucoup mes fautes car j’avais appris à me servir des différents correcteurs d’orthographe. Que j’en avais même créé un, personnel.

Dès le début de cette année là, j’ai réalisé qu‘une bonne organisation était indispensable. Donc, il fallait que je m’organise sur la classification des matières sur mon ordinateur : j’ai donc créé un dossier pour chaque matière sur le bureau de mon ordinateur et des sous-dossiers pour mieux classer, et m’y retrouver pour chaque semaine et chaque séquence de travail scolaire.

A chaque début de cours, je sortais mon ordinateur et je l’allumais, je le laissais d’abord au bord du bureau et je suivais le cours normalement. Quand je devais m’en servir je le prenais et je tapais mes leçons.

Au début, c’était agaçant car l’enseignante ne faisait que me demander si je suivais le cours, et si elle n’allait pas trop vite pour moi.

Au contraire, je finissais toujours de copier ma leçon avant les autres ! Ainsi, je pouvais m’intéressé au contenu de mon travail du moment, et travaillé une mise en page propre, aéré et mettre du surlignage sur les mots importants. Cela m’a beaucoup aider pour apprendre mes leçons ou rendre un devoir.

Avant d’utilisé mon imprimante, j’allais dans la salle informatique de l’école pour imprimer leçons et contrôles, après quand j’ai pu avoir mon imprimante, j’ai été plus cool car je n’avais plus à courir à travers tout l’école. Mon imprimante était installée sur une petite étagère derrière mon bureau. Pour imprimer, je n’avais qu’à mettre mon ordinateur sur l’étagère et envoyé l’impression.

J’étais souvent au fond de la classe car la prise électrique était placée généralement derrière.

J’ai souvent été seul sur un bureau pour deux parce que mon ordinateur prenait pas mal de place. Le fait d’être seul ne m’a pas déranger, au contraire, je restais davantage concentrer sur le cours.

Je suis aujourd’hui en classe de 6ème : il faut que je pense au chargement de ma batterie en permanences car dans certaines classes, il n’y a pas de prise électrique.

A présent je me sens complètement autonome : je suis très bien le rythme de la classe et je fini souvent d’écrire mes leçons avant tous les autres élèves.

Maintenant je me sens dépendant de mon ordinateur et je sais que je ne pourrais pas m’en sortir sans. Cette apprentissage informatique m’a permit de reprendre confiance en moi, de de m’intéresser plus à mes cours.

Plus que pour le collège, la formation m’a donné des nouveaux points de repères positifs : elle m’a permis d’aborder le problème scolaire en étant moins anxieux, moins décalé par rapport aux autres, moins découragé et j’ai pris conscience que j’avais autant de chance que les autres de réussir. Je me suis senti rassurer, et enfin capable de surmonter mes problèmes. 

Flo. maman de Thierry

Mon fils T. a rencontré l’informatique, lors de difficultés scolaires vers 6 ans, difficultés qui ont confirmé par la suite une dyslexie, dysorthographie, dyscalculie.

La découverte de l’informatique a été un soulagement, une certaine facilité vis-à-vis à l’accès de l’outil.  Dès la prise de cours informatiques avec Isabelle GIROD CHARRIERE, il a coopéré, effectué  les exercices demandés. L’apprentissage du clavier lui  a donné une rapidité dans l’exécution de ses devoirs,  ce qui lui permettait d’être plus à l’écoute de ses enseignants. 

Sa concentration et son attention étaient beaucoup plus soutenues lors des cours. Les progrès visibles, le rendaient plus sûr. Dans l’apprentissage de l’informatique, il y a tout un « panel » de découvertes qui s’est effectué, avec la guidance d’Isabelle, doté d’un vif intérêt de la part de Thomas.

En tant que parents, nous avons à ce moment là, été soulagés, il existait,  enfin, des résultats positifs !!!! D’où une meilleure humeur dans la famille ……. Pour la 1ère fois, il nous parlait de « ce ou son » domaine informatique  où quelquefois il semblait « exceller » et pouvait  nous apprendre des notions d’informatique.  De nombreuses années ont suivies ….. T. a  20 ans aujourd’hui et ne peut se passer de l’outil informatique dans tous les domaines. Je me répète : l’apprentissage du clavier facilite son quotidien et je rajoute qu’il fait l’admiration de certaines personnes non initiées quant à la rapidité de sa frappe. Acquérir, jeune, les bases  (clavier, organisation des dossiers, etc… ) de l’outil informatique sera à vie un « plus » pour  les « DYS ».

Thierry

Aujourd’hui,  j’utilise mon ordi à la maison pour des recherche et des contacts professionnels. J’ai utiliser mon ordi quand j’ai fait mes cours par correspondance (CNED). La clé USB m’a servi pour les examins pour imprimer les documents. L’ordinateur est plus pratique plus propre, plus agréable à relire. J’écris directement sur le pc et je me relis plus sur un écran que sur une feuille. Surtout, j’écris plus rapidement avec le clavier qu’avec un crayon. Cela me demande moins d’effort et je comprend mieux ce que je lis. Avec mon pc, je me sens plus en confiance. J’utilise Microsoft word + examin avec medialexie. J’ai appris beaucoup de chose en informatique et j’ai plus d’assurance avec le pc ! 

Zorba

Depuis le début, j’ai toujours écrit très mal et très lent, en attendant que les autres s’amusaient, je finissais d’écrire mon texte.

Mais c’est seulement en CE1 que l’on a découvert que c’était anormal, au début j’ai commencé à porter des lunettes, ensuite, j’ai vu  toute sorte de médecins ( psychomotricien, orthophoniste, neurologue, ergothérapeute… ), puis j’ai eu le PAI (Projet d’Accueil Individualisé) et j’ai bénéficié d’un tiers temps à partir de la 6°, puis on a su que je pouvais utiliser l’ordinateur en classe et on en a fait la demande en 5°, j’ai fait de très bons cours d’informatique avec Isabelle en 4°, chaque mercredi après-midi avec des garçons de mon âge : au début, nous étions que deux, ensuite, nous fûmes quatre, et enfin nous arrivâmes à cinq. On écrivait des petites phrases avec une technique bien déterminée, on tapais la lettre qui tombait… Au début j’étais assez lent mais après, ce fut vite fait, très rapide. On ne voyais pas le temps passer, on apprenait de nouvelles choses, notamment les raccourcis clavier qui me servent maintenant beaucoup. Souvent Isabelle me disait de baisser les épaules. Et maintenant, je suis en 3°, et après un long parcours, j’utilise l’ordinateur en classe.

Bien que la première fois que j’ai utilisé l’ordinateur en classe, je l’ai sortit de mon sac et puis tout le mondes était étonnés, je leur ai alors expliqué que j’étais dysgraphique, maintenant, il ont finis par s’y habituer.

J’utilise l’ordinateur chez moi pour voir mes mails, organiser mes dossiers et revoir mes cours, mais aussi au collège pour taper les cours en classe depuis la semaine d’avant la Toussaint, dans toutes les matières sauf l’anglais (car il y a trop de documents et il faut bien que j’écris quelque part) la technologie et la DP3 (car on utilise les PC du collège).

J’utilise une clé USB pour rendre les contrôles ou devoirs maisons au professeurs.

Je préfère l’ordinateur que le crayon car c’est plus propre et plus rapide, je n’ai aussi pas besoin de brouillon à l’ordinateur car on peut écrire et effacer autant de fois que l’on veut sans salir sa feuille.

Ceci dit, je me relis plus souvent à l’ordinateur que sur un cahier. J’écris bien sûr largement plus rapidement sur un ordinateur et cela me demande beaucoup moins d’effort, je me relis plus facilement, je me sens plus lisible, plus clair et mieux organisé.

Pour ce qui est des logiciels, j’utilise open office, Dmaths, lexibar et bientôt geogebra ou cabri geometre.

Ces logiciels me servent beaucoup : open office pour ses nombreuses options et barres d’outils, lexibar pour les signes espagnols, Dmaths pour les formules de maths et bientôt geogebra ou cabrigeometre pour les figures de geometrie… En tout cas, ces logiciels me simplifient les tâches.

Si je devais donner des conseils à quelqu’un, ce serait de bien s’organiser en créent des dossiers, de laisser en veille l’ordinateur pendant la récréation plus tôt que de l’éteindre, laisser l’ordinateur dans son casier ou à la vie scolaire pendant la récréation, et ne pas oublier de baisser le son avant de l’allumer en classe.

Mes parents ont maintenant fait une demande d’utilisation de l’ordinateur lors des examens.

Merci Isabelle de m’avoir suivi, encouragé et d’avoir cru en moi tout au long de l’année dernière !

Victor

J’utilise mon PC à ma maison pour le collège et je tape les cours là où l’on écrit beaucoup (histoire géo- svt- techno) et je l’utilise aussi en classe depuis ma rentrée en 6ieme en français-histoire –svt-techno.

Je me sers de la clé Usb de ma prof de français : exemple : pour  un texte à trou, elle me donne sa clé, je fais un copier coller du texte sur mon ordinateur et je le remplis sur mon ordi.

Je préfère largement utiliser l’ordinateur que d’écrire à la main parce que je me fatigue beaucoup moins et je vais beaucoup plus vite.  

Mon travail est plus propre et donc je peux plus facilement le relire. J’écris plus rapidement à l’ordinateur et c’est surtout plus visible. Je tape vite grâce aux cours et au soutien d’Isabelle sur le Tutoredattilo et sur Word. 

cela m’a libéré ! Donc j’ai plus de temps pour faire les exercices et me relire. Je comprends mieux ce que je lis car à la main je ne peux pas me relire. C’est plus clair, je suis moins stressé et mieux organisé. L’ordinateur m’aide beaucoup, c’est vrai !  c’est un outil très utile qui est magique pour moi !